Faire en sorte que l'Europe reste
en deuxième position derrière les Etats-Unis dans
le tiercé de tête de l'accueil des investissements
internationaux et ainsi, comme on peut l'espérer, ne passe
pas au troisième rang derrière la Chine, tel est le
vrai enjeu pour la France et en particulier, sa région capitale
Paris - Ile de France, afin que le développement économique
contribue largement à la croissance de notre pays dans la
compétitivité européenne.
Selon le classement 2003 des grandes
métropoles en Europe, une majorité de sociétés
européennes souhaitant investir à l'étranger
ont l'intention de s'implanter dans la région capitale française
et il faut s'en réjouir.
Arrivant au deuxième rang
derrière Londres, mais devant Francfort, Bruxelles et Amsterdam,
Paris - Ile de France a des atouts séduisants comme l'accès
au marché européen, la main d'uvre hautement
qualifiée, le réseau de transports et de télécommunications
jugé très performant, enfin la qualité de vie.
Mais il existe cependant des faiblesses
qu'il est indispensable de combattre car elles grèvent depuis
trop longtemps le dynamisme de notre pays. Citons une main d'uvre
trop coûteuse, une fiscalité trop lourde, une imposition
trop pénalisante pour les cadres étrangers travaillant
en France.
Conscient de la nécessité
de faire évoluer ces éléments, les pouvoirs
publics français, après avoir présenté
à la fin de l'année dernière un plan de quarante
mesures destiné à rendre la France plus attractive
pour les investisseurs étrangers, s'attachent désormais
à fédérer une réflexion européenne
qui permette d'attirer les capitaux, les outils de production et
surtout les emplois.
C'est à ce prix que Paris, très concurrencée
par Barcelone, Madrid et Berlin, contribuera très largement
à ce que la France soit en quelque sorte la locomotive européenne.

|