Votée fin novembre
par les parlementaires à lAssemblée Nationale,
la réforme fiscale annoncée début septembre
par le Premier Ministre, entrera en vigueur en 2007.
Dune ampleur sans précédent,
financée par une stratégie ambitieuse de maîtrise
de la dépense publique, la réforme fiscale, quil
sagisse des mesures du projet de loi de finances que celles
du collectif budgétaire, marque un vrai tournant dans un
paysage fiscal français qui a entraîné, depuis
quelques mois, une mue assez profonde.
Quatre réformes vont considérablement
changer la donne.
La première est celle sur
limpôt sur le revenu qui, avec la suppression de labattement
de 20%, permet dafficher un barème avec des taux en
baisse très nette, avec un maximum de 40%.
La deuxième concerne la réforme
de la taxation des plus-values immobilières et permet de
privilégier le placement en actions.
La troisième sattache
à un toilettage de la taxe professionnelle.
Enfin, la dernière concerne
lISF qui, même si les mesures ne vont pas assez loin,
en particulier pour la résidence principale, favorise lactionnariat
salarié.
Le « bouclier fiscal »
instauré doit protéger le contribuable de laccumulation
des prélèvements afin que limpôt ne soit
plus confiscatoire.
Concilier justice et compétitivité
économique, telle est lambition du gouvernement qui,
grâce à cette réforme en profondeur, doit essentiellement
permettre aux gens qui travaillent et aux revenus moyens et modestes
de bénéficier rapidement des mesures prises.
Le système fiscal dun
pays, dans des économies ouvertes, pèse directement
sur son attractivité plus le pays est attractif, plus
la dynamique est forte
Cette réforme qui a plus
que jamais lobjectif de favoriser les revenus du travail est
indispensable pour nous rapprocher de la pression fiscale existant
dans les pays voisins, en particulier lAllemagne et grâce
à lexonération partielle de lISF étendue
aux salariés actionnaires, permettra de réduire singulièrement
lexil fiscal.
Espérons que cette réforme
en profondeur donne aux français une vraie raison de choisir
le travail plutôt que lassistance.

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