Pierre Gaboriau

Contact webmaster

 

LA REFORME FISCALE : UNE AMPLEUR SANS PRECEDENT

Votée fin novembre par les parlementaires à l’Assemblée Nationale, la réforme fiscale annoncée début septembre par le Premier Ministre, entrera en vigueur en 2007.

D’une ampleur sans précédent, financée par une stratégie ambitieuse de maîtrise de la dépense publique, la réforme fiscale, qu’il s’agisse des mesures du projet de loi de finances que celles du collectif budgétaire, marque un vrai tournant dans un paysage fiscal français qui a entraîné, depuis quelques mois, une mue assez profonde.

Quatre réformes vont considérablement changer la donne.

La première est celle sur l’impôt sur le revenu qui, avec la suppression de l’abattement de 20%, permet d’afficher un barème avec des taux en baisse très nette, avec un maximum de 40%.

La deuxième concerne la réforme de la taxation des plus-values immobilières et permet de privilégier le placement en actions.

La troisième s’attache à un toilettage de la taxe professionnelle.

Enfin, la dernière concerne l’ISF qui, même si les mesures ne vont pas assez loin, en particulier pour la résidence principale, favorise l’actionnariat salarié.

Le « bouclier fiscal » instauré doit protéger le contribuable de l’accumulation des prélèvements afin que l’impôt ne soit plus confiscatoire.

Concilier justice et compétitivité économique, telle est l’ambition du gouvernement qui, grâce à cette réforme en profondeur, doit essentiellement permettre aux gens qui travaillent et aux revenus moyens et modestes de bénéficier rapidement des mesures prises.

Le système fiscal d’un pays, dans des économies ouvertes, pèse directement sur son attractivité – plus le pays est attractif, plus la dynamique est forte –

Cette réforme qui a plus que jamais l’objectif de favoriser les revenus du travail est indispensable pour nous rapprocher de la pression fiscale existant dans les pays voisins, en particulier l’Allemagne et grâce à l’exonération partielle de l’ISF étendue aux salariés actionnaires, permettra de réduire singulièrement l’exil fiscal.

Espérons que cette réforme en profondeur donne aux français une vraie raison de choisir le travail plutôt que l’assistance.




Haut de page   Version Imprimable !