Dans sa déclaration de politique
générale présentée l'an passé
à l'Assemblée Nationale, le Premier Ministre déclarait
que le projet du gouvernement était celui d'une France porteuse
d'un nouvel humanisme, l'homme restant " l'origine de notre
pensée plutôt que l'objet de notre société
".
Aussi, pour faire reculer l'exclusion
qui mine notre société, il est indispensable, en dehors
de l'action évidente de l'Etat, de s'appuyer sur des structures
à taille humaine, les réseaux de proximité
et la famille.
" La famille est par essence
le lieu de la fraternité, c'est le creuset de la société
".
Je suis personnellement convaincu
que la politique de la famille doit être ambitieuse. Il faut
repenser les dispositifs d'accueil de l'enfant et aider financièrement
les parents, que la mère travaille ou non, pour garantir
son libre choix.
La création de services d'informations
dédiés aux parents pour les aider à pouvoir
faire face plus aisément aux mille et une difficultés
quotidiennes qu'ils sont inévitablement amenés à
rencontrer, constitue, à l'évidence, une initiative
intéressante.
Je pense que la politique familiale
doit s'inscrire dans la durée et permettre d'assurer la solidarité
entre les générations. Les choix fondamentaux doivent
assurer le respect des principes forts tels que la liberté
familiale et le respect de l'enfant.
Même si ces choix sont financièrement
lourds, l'attachement à la famille marqué par le gouvernement
dépasse les logiques économiques et sociales.
" La famille est le lien privilégié
de la société humaniste, déclarait le Premier
Ministre - Au delà de l'argent de la famille, il y a l'amour
de l'enfant ".
Les parents, relayés par
les associations familiales qui font depuis longtemps un travail
remarquable, doivent continuer à s'exprimer dans ce sens
pour encourager la poursuite d'une vraie politique de la famille,
indispensable au bon équilibre de notre société.

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