A l'ouverture de la deuxième
phase de la législative, le Premier Ministre, Jean-Pierre
RAFFARIN, a décidé de mobiliser son équipe
pour l'année 2005 sur trois engagements qu'il considère
comme prioritaires : la baisse du chômage, la réforme
par la réussite de l'école et la lutte contre la vie
chère.
Nous ne pouvons que le féliciter
de ces choix, tant la réussite de ces trois objectifs majeurs
ont d'importance pour la vie quotidienne et l'avenir des français.
Mais la première priorité
est, à mon sens, l'emploi. Il faut promouvoir l'emploi.
Pour réduire le chômage, le Gouvernement mise sur le
retour de la croissance mais aussi sur l'implication des entreprises
en faveur de l'emploi grâce aux mesures prévues notamment
dans le budget 2005 par des allègements de charges sociales
et fiscales, le plan contre les délocalisations, ou encore
les dispositifs mis en place concernant l'innovation et l'apprentissage.
Je partage cette volonté du Premier Ministre d'associer les
entreprises, car ce sont elles prioritairement, qui contribueront
à faire baisser le chômage.
C'est pourquoi une réduction progressive des impôts
dont le poids empêche les entreprises d'investir, de produire
ou d'exporter et dissuade les particuliers de consommer autant qu'ils
le voudraient, serait paradoxalement la meilleure façon d'enrichir
l'Etat car ce sont les richesses créées par les entreprises
et ceux qui y travaillent qui permettent de payer les dépenses
de l'Etat et de financer en particulier le système de protection
sociale.
Opposer politique de croissance et politique sociale est donc complètement
absurde.
En effet, la solidarité ne s'exerce pas seulement entre ceux
qui ont des biens et ceux qui n'en ont pas, entre ceux qui ont un
emploi et ceux qui ne travaillent pas, mais aussi entre les générations.
La réussite souhaitée par tous de la croissance et
de la cohésion sociale passe nécessairement par la
volonté commune du gouvernement, des français et des
entreprises de respecter ce contrat.
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